Pour la première fois, un cas autochtone de chikungunya a été repéré dans la région Grand Est. La survenue d’un épisode de transmission autochtone dans une région jusque-là épargnée doit constituer un signal d’alerte, comme l’analyse Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire.
Un cas de chikungunya autochtone a été signalé à Lipsheim, près de Strasbourg, à la fin du mois de juin. Le patient n’avait pas voyagé récemment, il a donc contracté le virus du chikungunya en Alsace. C’est la première fois qu’un épisode de transmission autochtone est signalé dans cette région. Ce cas vient s’ajouter à six autres épisodes repérés dans des régions où des cas autochtones sont déjà survenus par le passé (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes).
L’apparition d’un cas autochtone dans une nouvelle région et la précocité de cas non importés cette année dans l’Hexagone (déjà 7 à la date du 1er juillet), doivent inciter à la vigilance, avertit Santé publique France. « Cela confirme le risque important de transmission autochtone de chikungunya dans l’Hexagone, y compris dans des régions jusque-là indemnes. Celle-ci est facilitée par le caractère bien adapté de la souche du virus circulant à La Réunion et dans l’océan Indien au moustique vecteur Aedes albopictus », analyse l’agence sanitaire. SPF rappelle au passage l’importance de signaler ces cas pour permettre « une intervention rapide visant à limiter la transmission autochtone ». Concernant les cas importés, on recense, entre le 1er mai et le 1er juillet, près de 500 cas de dengue, plus de 700 cas de chikungunya et un seul cas de Zika.
Alors que l’épidémie de chikungunya à La Réunion poursuit sa décrue, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie les premières analyses de son enquête de pharmacovigilance sur les effets indésirables du vaccin Ixchiq. Entre le 7 mars et le 2 juin 2025, 47 cas d’effets indésirables sur l’ensemble du territoire français (dont 77 % à La Réunion) ont été déclarés et analysés à la suite de l’administration du vaccin Ixchiq, dont 18 cas graves et 3 décès. « L’évaluation pharmacologique montre qu’il existe un lien entre le vaccin et les effets indésirables graves (des symptômes similaires à ceux d’une forme grave d’infection au virus chikungunya) pour 9 de ces patients », précise l’ANSM. Au sujet des 3 patients décédés, qui sont des personnes de plus de 65 ans atteintes d’autres pathologies, l’agence indique que le lien entre le vaccin et le décès semble « très vraisemblable » dans l’un des cas. En revanche, « il n'est pas possible d'établir de lien entre le vaccin et les deux autres décès », estime le gendarme du médicament.
L’enquête de pharmacovigilance met également en évidence « plusieurs signaux potentiels, c’est-à-dire des effets indésirables nouveaux ou inhabituels, suggérant un rôle possible du vaccin ». Parmi eux, le risque d’encéphalopathie ou d’encéphalite (3 cas) chez des personnes âgées qui ont des maladies préexistantes, le risque de chute à distance de la vaccination (7 cas) et le risque de microangiopathie thrombotique (1 cas). Ces signaux demandent désormais des investigations complémentaires au niveau européen. La réévaluation de la balance bénéfice/risque du vaccin Ixchiq, qui n’est déjà plus recommandé pour les patients de 65 ans, a été entreprise par l’Agence européenne du médicament.
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