Chargé par le ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) du Québec d'émettre des recommandations pour « améliorer l’usage à long terme des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et atténuer la pression financière sur le régime général d’assurance médicaments (RGAM) », l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) vient de rendre son avis. Il propose de restreindre à trois mois par an le remboursement des IPP. Un usage de plus de 90 jours d’un IPP serait couvert pour les patients adultes qui répondent à certains critères fondés sur une indication thérapeutique ou lorsque l’arrêt du médicament provoque un retour des symptômes plus de trois jours par semaine.
Selon le quotidien québécois « Le Devoir », le MSSS « compte appliquer les recommandations (de l'INESSS) d’ici quelques mois ». L'institut souligne que, « dans de nombreux cas, la prescription d’IPP est injustifiée » et que les précédentes mesures mises en place n'ont pas eu le résultat escompté.
« Le Devoir » a interrogé le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, qui estime que l’avis de l’INESSS fait l’unanimité « d’un point de vue clinique », mais « les véritables économies, c’est en réduisant la cascade médicamenteuse que nous allons les obtenir ». Une réduction qui entraîne mécaniquement une perte d'honoraires pour les pharmaciens, rappelle Bertrand Bolduc, c'est pourquoi « il faut repenser la rémunération des pharmaciens ». Christophe Auger, président de l'Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec, regrette que cette décision ne tienne pas compte des patients qui « vont devoir payer pour avoir accès à leur médicament », soit environ 20 dollars canadiens par mois (13,60 euros).
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