« Vu du foie, le vin est bien de l'alcool », vu de la science aussi, écrivent des médecins* dans une tribune publiée dans « Le Figaro », répondant ainsi au président de la République qui a récemment déclaré : « il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se soûle à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n’est pas avec le vin ». « Ce qui compte en termes de toxicité, c'est la quantité d'alcool bue », rappellent les auteurs de la tribune, estimant que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, « s'est trouvée bien seule dans un gouvernement qui nie les évidences scientifiques et se montre plus sensible aux intérêts de l'alcool qu'à l'intérêt général ». Soulignant que l'alcool tue près de 50 000 personnes par an en France, ils précisent que, certes, les trois-quarts de la population consomment moins de deux verres par jour, mais le quart restant boit 75 % de l'alcool commercialisé dans l'Hexagone. Pour eux, il est urgent que les pouvoirs publics élaborent « un Plan national alcool ».
*Pr Michel Reynaud (président du Fonds action addiction), Nicolas Simon et Bernard Basset (président et vice-président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie), Irène Frachon (pneumologue), Catherine Hill (épidémiologiste), Serge Hercberg (expert en nutrition), Amine Benyamina (psychiatre, addictologue), Albert Hirsch (Ligue contre le cancer) et Gérard Dubois (Académie de médecine).
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