Qu’ils soient britannique, sud-africain ou brésilien, les variants ne peuvent pas contourner les radars des tests antigéniques pratiqués en officine ciblant la protéine N, précisent les laboratoires fabricants.
La propagation du variant britannique dans les Hauts-de-France, et plus particulièrement à Dunkerque et Calais, ou encore la détection de son homologue sud-africain en Alsace, font monter l’inquiétude chez les utilisateurs de tests antigéniques en officine quant à leur capacité à détecter le virus.
Des fabricants tiennent à lever le doute. Des tests antigéniques, ceux qui ciblent la protéine N, restent fiables même en présence d’une infection par un variant. C’est-à-dire qu’ils disposent de la même sensibilité pour ces variants que pour la souche d’origine. En effet, exposent ainsi les laboratoires AAZ et Biosynex, les tests qu'ils commercialisent sont conçus pour détecter la protéine N, la protéine du nucléocapside, qui n’est pas affectée par les mutations des variants. Or « c’est la protéine S (pour Spike, spicules en anglais) qui est impactée par les variants », rappelle Joseph Coulloc’h, président du Laboratoire AAZ. Oren Bitton, directeur marketing et commercial du Laboratoire Biosynex, précise de son côté que la présence de cette mutation N501Y sur la protéine S a d’ailleurs déterminé la dénomination respective des trois variants : 20I/501Y.V1, pour le Britannique, 20H/501Y.V2, pour le Sud-Africain et 20J/501Y.V3 pour le Brésilien.
Par conséquent, les tests ciblant la protéine N sont aujourd’hui les seuls pouvant être désormais utilisés. À noter que la diffusion des nouveaux variants a conduit le ministère de la Santé à actualiser la liste des tests homologués en spécifiant la ou les protéines ciblées par chaque test. Par ailleurs, depuis le 8 février, tout test antigénique ou test PCR positif doit faire l’objet d’un second prélèvement qui donnera lieu à une RT-PCR de criblage permettant de déterminer s'il s'agit d'une infection à l’un de ces variants.
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