Une étude menée par les hôpitaux Foch et Raymond-Poincaré (AP-HP) confirme la signature olfactive du Covid-19 dans l’air expiré par les malades. Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles méthodes de dépistage précoces et non invasives.
De mars à juin, les équipes de recherche des hôpitaux Foch et Raymond-Poincaré ont chaque jour relevé et analysé, à l’aide d’un spectromètre de masse, l’air expiré de près de 40 patients intubés et ventilés, dont 28 atteints de la forme grave du Covid-19 et 12 atteints d’un autre syndrome respiratoire aigu. Ce procédé non invasif dont le résultat est obtenu en moins de deux minutes leur a permis d’analyser les composés organiques volatils expirés. Ces données, comparées à celles du groupe témoin non Covid, ont révélé une signature olfactive du Covid-19, avec une fiabilité de détection de 93 %.
Publiée dans la revue « eBioMedicine » le 4 décembre, cette étude ouvre la perspective à de nouveaux procédés de dépistage de la maladie en complément des tests existants : un test olfactif non invasif et rapide. Deux voies sont actuellement envisagées. D’abord la création de « nez électroniques », qui seraient des dispositifs portables équipés de capteurs capables de distinguer la signature olfactive du Covid-19 dans l’air expiré. Et l’utilisation des capacités olfactives animales. Des expérimentations ont déjà démontré les capacités de détection de la maladie des chiens à qui on présentait des prélèvements d’air expiré et de sueur.
Les chercheurs de l’étude, auxquels sont associés le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), l’INSERM et les universités de Versailles et de Saclay, notent néanmoins que la preuve de concept a été obtenue auprès de patients atteints de Covid grave à leur entrée en réanimation. Des recherches complémentaires sont donc nécessaires pour s’assurer que les marqueurs utilisés permettent de détecter la maladie à des stades plus précoces.
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