La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) alerte sur la baisse de prix de l'anticancéreux Ninlaro, qui pourrait coûter cher aux pharmaciens s’ils commandent ce médicament avant le 6 décembre.
La baisse de prix de Ninlaro (gélules, citrate d’ixazomib), annoncée au « Journal officiel » du 10 novembre, est un premier exemple de baisse de prix qui pourrait être désastreuse pour les pharmaciens, depuis le passage du délai d’écoulement des stocks à 38 jours.
En effet, depuis hier, 15 novembre, le prix de Ninlaro est passé de 3 875 à 3 360 € PFHT quel que soit son dosage (2,3 mg, 3 mg et 4 mg). Or, depuis le 1er octobre, en cas de changement de prix d’un médicament remboursable, les pharmaciens n’ont désormais que 38 jours (20 jours pour les grossistes répartiteurs), contre 50 jours auparavant, pour écouler le médicament à son ancien prix. Dans l’exemple de Ninlaro, les pharmaciens devront donc privilégier les commandes après le 6 décembre, car les grossistes répartiteurs changeront le prix de Ninlaro après le délai de 20 jours, soit à partir du 6 décembre. « En cas de commande avant cette date, vous n’aurez que jusqu’au 23 décembre pour écouler vos stocks sans risquer une perte de 515 € », prévient la FSPF.
Heureusement, Ninlaro reste un médicament peu stocké dans les tiroirs des officines. Cette spécialité est indiquée en association avec le lénalidomide et la dexaméthasone dans le traitement du myélome multiple, chez les adultes qui ont reçu au moins un traitement antérieur. Il est disponible en ville, mais est soumis à prescription hospitalière (prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie).
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