La publication par la revue « Prescrire » d’une liste de médicaments à écarter (voir ci-dessus), n’a pas laissé les entreprises du médicament (LEEM) indifférentes. Elles estiment que « la remise en cause par cette publication du rapport bénéfice/risque de certains médicaments, en contradiction avec les données scientifiques admises, sans aucune méthodologie ou doctrine d’évaluation validées, est de nature à porter atteinte à la sécurité sanitaire ». En effet, elle « sème le doute chez les patients et les professionnels de santé et jette le discrédit sur l’expertise des autorités sanitaires », regrette le LEEM.
Relevant que la liste ne comprend aucune nouveauté par rapport aux données déjà publiées par « Prescrire », le LEEM note que la revue « néglige d’indiquer que la majorité de ces médicaments fait déjà l’objet d’une surveillance spécifique » ou d’une réévaluation.
« Les médicaments font partie des produits les plus contrôlés et les plus surveillés au monde », rappelle l’organisation professionnelle, qui dénonce « la surenchère de listes, livres, guides, inventaires et énumérations de médicaments, qui contribuent à la perte de repères des patients ». Le LEEM met en garde contre « la confusion des genres pratiquée par des experts autoproclamés, qui met en jeu la sécurité des patients, la crédibilité des autorités de santé et la confiance dans le médicament ». Il invite les lanceurs d’alerte « à jouer pleinement leur rôle d’interpellation, sans pour autant prétendre se substituer aux autorités d’évaluation françaises et européennes ». Enfin, il appelle à nouveau « à un dialogue serein et pédagogique autour des enjeux du médicament ».
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