Un passionnant article publié récemment par «The Lancet » raconte l'irruption du jetable dans le domaine des soins hospitaliers.
Plus particulièrement, « L'histoire du masque médical et l'essor de la culture du jetable ». On y apprend notamment comment, dans les années 1960, la substitution des masques réutilisables a accompagné la transformation plus large des soins hospitaliers vers ce qu'on baptisait alors un « système jetable total » comprenant des seringues, des aiguilles, des plateaux et des instruments chirurgicaux. La jetabilité était alors censée réduire le risque de compromettre la stérilité au statut bien précaire… mais aussi visait à « réduire les coûts de main-d'œuvre, à faciliter la gestion des fournitures et à répondre à la demande accrue de produits jetables que les campagnes de marketing agressives avaient créée parmi les travailleurs de la santé », rappellent les auteurs de l'article. Depuis, plus personne ne se pose la question de la légitimité du jetable pour certains matériels de soins, tels les seringues et autres compresses. Le masque, incontournable accessoire de notre printemps viral, conserve un statut à part et se décline encore sur les deux modes : réutilisable et jetable. Aujourd'hui, c'est ce second type qui pose problème (lire également notre article en page 5). Car à en croire les images sous-marines rapportées par Laurent Lombard, fondateur de l'association « Opération mer propre », des milliers de masques jonchent déjà les fonds de la Méditerranée. Le polypropylène dont ils sont faits n’est pas biodégradable et sa décomposition est estimée à 400 ans. Sachant que plus de deux milliards de masques ont été commandés en France. « Bientôt il y aura plus de masques que de méduses dans la mer », prédit Laurent Lombard sur Facebook.
À défaut de modifier radicalement le comportement de nos concitoyens, la crise du Covid pourrait bien ainsi se doubler prochainement d'une catastrophe écologique. On ne le dira jamais assez : Il faut jeter son masque dans un sac-poubelle fermé correctement et non par terre. Un message à diffuser, sans modération…
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