Quand le hasard donne un coup de pouce à la recherche

Un antipaludéen diminue la mortalité des malades Ebola

Publié le 11/01/2016
C’est presque par hasard que les chercheurs de Médecin sans Frontière ont découvert que l’antipaludéen ASAQ, associant l’artésunate à l’amodiaquine, réduit le risque de mortalité des patients infectés par le virus Ebola. Cette démonstration fortuite pourrait modifier les pratiques des futurs centres de traitement, et étoffer leur arsenal thérapeutique.

Le 19 août 2014, le personnel de Médecin sans Frontière (MSF) en charge du centre de traitement de Foya, au Liberia, doit faire face pendant 12 jours à une rupture de stock de l’antipaludique Riamet (artéméther/luméfantrine). Conformément aux recommandations, le protocole du centre exige pourtant qu’un traitement antipaludique soit systématiquement administré pendant trois jours à tous les patients qui y sont admis. Les médecins se rabattent donc sur un autre traitement : l’association artésunate/amodiaquine (ASAQ).

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