AU COMMENCEMENT de la « pilule », il y avait la liberté. Celle que les femmes, motivées à l’extrême, avaient gagnée. La sexualité des femmes sortait enfin de l’ombre dans laquelle la cachaient jusque-là les mères. Mais ces mêmes femmes comprirent aussi très vite que la liberté et l’indépendance avaient un prix, celui de l’observance absolue. À présent, le progrès sociétal est définitivement passé au second plan. Ne reste plus que la contrainte.
Quarante ans de contraception
La pilule est-elle démodée ?
Publié le 18/06/2009
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On ne prend pas un contraceptif en 2009 comme on le prenait il y a vingt ou trente ans. La sexualité des jeunes femmes d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec la révolution sexuelle vécue par leurs aînées aux débuts de la pilule, quand le sida n’existait pas encore. D’où le décalage observé entre les attentes des mères et de leurs filles. La réponse contraceptive en France est trop monoculturelle, observent ainsi les sociologues. Il faut rediscuter le « tout pilule » systématique et proposer un choix des différentes méthodes de contraception, proposent les gynécologues.
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