Santé publique France publie son bulletin de la surveillance renforcée des infections à arbovirus. Les cas de transmission autochtone de chikungunya et de dengue poursuivent leur progression. Les virus du Zika et du West Nile circulent à plus bas bruit.
Santé publique France (SPF) publie son bulletin de la surveillance renforcée des infections à arbovirus. Portés par les moustiques tigres (Aedes albopictus), désormais implantés dans tout l’Hexagone, les virus du chikungunya, de la dengue et du Zika poursuivent leur conquête des collectivités métropolitaines. Du 1er mai au 26 août 2025, 37 épisodes de transmission autochtone ont été identifiés dans 7 régions : Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Corse, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, déjà affectées les années précédentes, et pour la première fois dans le Grand Est, la Nouvelle-Aquitaine et la Bourgogne-Franche-Comté.
Le virus du chikungunya est le virus qui circule le plus, avec 30 épisodes de transmission, totalisant 228 cas. Seulement 7 de ces épisodes sont clos et 946 cas importés ont été comptabilisés.
La dengue se place à la seconde position, totalisant 7 épisodes, dont 4 clos, pour 15 cas. Au total, 825 cas importés ont été recensés dont 722 de La Réunion, qui a traversé une épidémie d’ampleur au début de l’année, et 48 de Mayotte, elle aussi frappée de plein fouet par le virus.
Concernant Zika, 7 cas importés ont été recensés, mais aucune transmission autochtone n’a été identifiée.
Enfin, porté par un vecteur différent (Culex pipiens), 15 cas humains d’infections par le virus du Nil occidental (West Nile) ont été identifiés dans 5 départements des régions PACA, Occitanie et, pour la première fois, Île-de-France.
Les arboviroses constituent une menace grandissante pour les systèmes de santé européens. Les chiffres sont inquiétants : l’année 2022 a, par exemple, connu plus de cas de chikungunya que durant la décennie précédente. Par ailleurs, une étude suédoise publiée en mai dernier dans « The Lancet » estimait que la dengue et le chikungunya pourraient devenir endémiques de nos latitudes dans les années à venir. En cause, l’augmentation des températures globales qui élargit les aires de répartition des moustiques et accélère la vitesse de multiplication des virus au sein de leurs cellules.
Du 23 au 31 décembre
Menace d’une nouvelle fermeture des laboratoires d’analyses médicales
Addictions
La consommation de drogues et d’alcool en baisse chez les jeunes
Crise sanitaire : le malaise des préparateurs
3 questions à…
Christelle Degrelle