Des pharmaciens s’exposent à un risque d’amende, parce qu’ils refusent d’appliquer la sérialisation ou parce qu’ils ont arrêté de le faire. L’assurance-maladie a commencé à envoyer des courriers à certains officinaux pour leur demander des explications, comme le signale l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).
Ne pas se plier à l’obligation de sérialisation peut coûter cher aux pharmaciens. Un décret daté du 30 novembre 2023 prévoit en effet une amende de 2 000 euros renouvelable tous les trois mois pour les officinaux qui ne sont pas connectés à France MVO et ne décommissionnent pas les boîtes de médicaments concernés par cette disposition. Selon des chiffres datés de décembre 2024, 972 officines étaient considérées comme non actives sur l’organisme France MVO. « Certaines pharmacies n’ont peut-être jamais sérialisé mais pour d’autres le cas est différent, souligne Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO. Des pharmaciens sérialisaient bel et bien mais ont ensuite changé de LGO. A la suite de ce changement, ils ont pu oublier de se réactiver » et, de ce fait, ne sont plus connectés à France MVO.
Pour éviter d’écoper d’une amende à cause d’un simple oubli, l’USPO conseille premièrement aux pharmaciens de « contacter leur éditeur de logiciel afin de vérifier leur conformité ». Le syndicat a également demandé à l’assurance-maladie de prévenir les pharmaciens non connectés par courrier. « Cela leur laisse ainsi la possibilité de s’expliquer au lieu d’écoper directement d’une amende », précise Pierre-Olivier Variot. S’il ne peut donner de chiffres au niveau national, le président de l’USPO indique qu’une quinzaine de pharmaciens de sa région, la Bourgogne-Franche-Comté, a été contactée par l’assurance-maladie pour ce motif ces derniers jours.
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