Lancée il y a un an, la vente d’antibiotiques à l’unité ne convainc pas les pharmaciens qui l’expérimentent en ce moment. En effet, selon une enquête menée par l’AFP, les pharmaciens interrogés soulignent les nombreuses difficultés engendrées par ce programme. « Un manque de traçabilité avec des médicaments sans boîte et donc sans numéro de lot, ce qui est indispensable pour prévenir les patients en cas de problème », des « difficultés dans la gestion des stocks avec des emballages incomplets », ou encore des « risques d’erreurs avec la manipulation artisanale des médicaments ». De plus, « le temps passé auprès des patients n’a jamais été pris en compte dans l’étude », déplore le secrétaire général de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), Éric Myon, en montrant les six pages de formulaire que doivent lire et signer les clients.
Par ailleurs, les pharmaciens expérimentateurs interrogés pointent du doigt la rémunération insuffisante prévue pour cette nouvelle mission, à savoir une prime allant jusqu’à 1 500 euros. Si le dispositif devait être généralisé, « les négociations devront prendre en compte le travail supplémentaire (…) on ne fera pas cela gratis », prévient Michel Siffre, co-titulaire à Bandol (Var).
Les pharmaciens s’accordent à dire que si le programme doit durer trois ans, il est hors de question de le poursuivre ensuite. En tout cas, pas dans ces conditions. On en saura sans doute un peu plus sur l’avenir de cette expérimentation en décembre 2015, lorsque sera publié le premier rapport d’étape de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). À l’issue de ce rapport, le ministère de la Santé pourrait décider des suites à donner à la vente à l’unité de médicaments.
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