Réduction de la ROSP générique, ruptures de stock, attaque contre le monopole… Les pharmaciens de gironde manifestent leur mécontentement par une grève des gardes.
Les pharmaciens du syndicat de Gironde* ont entamé, mardi 9 avril, une grève des gardes. À l’origine de ce coup de colère : la réduction de la rémunération sur objectifs de santé publique sur les génériques (ROSP). « Les pharmaciens ont beaucoup donné au comptoir pour les génériques, la carte Vitale… Là, c’est comme si l’on sanctionnait les bons élèves ! », explique Thierry Guillaume, président du syndicat de Gironde, qui entend, avec cette grève, envoyer deux autres messages : l’un en direction du grand public, pour la défense du monopole (suite au rapport de l’Autorité de la concurrence). L’autre concerne les médicaments manquants. « Les ruptures de stocks sont anxiogènes pour les patients. C’est pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics de se saisir du dossier, d’expliquer les raisons de ces ruptures, martèle Thierry Guillaume. Car l’information ne passe pas, laisse se développer des fantasmes, et met à mal la confiance dans le pharmacien. »
Très puissante en Gironde (2/3 des pharmaciens), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a opté pour une grève des gardes. « Dans d’autres départements, les officinaux pourront choisir, par exemple, de refuser de recevoir les délégués de la CPAM ou d’ouvrir des DMP, indique Thierry Guillaume. Quoi qu’il en soit, Philippe Besset, président national de la FSPF, suit notre action. »
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