Une expérimentation de recyclage des stylos injecteurs d’insuline des laboratoires Lilly et Sanofi nommée Recypen a été lancée dans quatre régions. Toutefois, la FSPF conseille aux pharmaciens de ne pas y participer, car elle ne réunit pas les conditions de sécurité et de rémunération nécessaire à sa bonne mise en place.
L’éco-organisme DASTRI a lancé le 14 juin l’expérimentation Recypen, qui consiste à la collecte et au recyclage des stylos injecteurs d’insuline des laboratoires Lilly et Sanofi. Elle se tiendra dans quatre régions pilotes : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Hauts-de-France et Occitanie. Elle s’appuie sur le circuit existant des boîtes violettes déjà mises à disposition des patients via les pharmacies d’officine. Toutefois, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) s’oppose à la mise en place de cette expérimentation, pour plusieurs raisons.
Le syndicat, qui a été consulté par DASTRI en avril dernier sur ce projet, a soulevé trois difficultés :
- L’absence de rémunération des pharmaciens d’officine pour ce nouveau travail chronophage en termes de logistique (déclarations d’enlèvement) et d’explications aux patients ;
- La contrainte de devoir accorder toujours plus d’espace aux cartons DASTRI compte tenu d’une fréquence d’enlèvement moindre que pour les médicaments non utilisés (MNU) ;
- Un risque majoré d’accident d’exposition au sang des équipes officinales par manipulation de cartons pouvant potentiellement contenir des stylos avec aiguille.
Mais DASTRI n’a pas tenu compte de ces observations et a décidé, unilatéralement, de mettre en œuvre ce programme expérimental de recyclage. Face à cette situation, « les pharmaciens d’officine et leurs équipes étant les principaux acteurs de ce projet, il n’est pas acceptable que le travail supplémentaire et la prise de risque induits soient imposés sans contrepartie financière et en l’absence de conditions de sécurité minimales », martèle la FSPF.
Le syndicat demande donc à DASTRI de revoir les conditions de sa mise en œuvre, en concertation avec les représentants des pharmaciens d’officine, et recommande aux officinaux « de ne pas s’engager dans l’expérimentation tant que des conditions optimales de sécurité ne seront pas satisfaites ».
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