Depuis le 1er janvier la généralisation de la pratique du tiers payant franchit une nouvelle étape. Des médecins y restent farouchement hostiles.
Le tiers payant chez le médecin est désormais un droit pour les assurés couverts à 100 % par l’assurance-maladie (les patients souffrant d’une ALD et les femmes enceintes). Jusqu’à présent, il s’appliquait déjà automatiquement aux patients bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l’Aide à la complémentaire santé (ACS), ainsi qu’aux patients victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
Depuis le début de l’année, le tiers payant peut aussi être proposé à tous les patients pour la partie remboursée par la Sécurité sociale. « S’ils le souhaitent, pour plus de simplicité, les professionnels de santé peuvent également proposer le tiers payant pour la partie remboursée par les complémentaires santé », indique le ministère de la Santé qui précise : « possibilité ouverte à l’ensemble des patients à compter du 1er janvier 2017, le tiers payant deviendra un droit effectif pour tous les Français le 30 novembre 2017 ».
Mais la mesure ne fait toujours pas l’unanimité chez les médecins. Le syndicat MG France se dit ainsi opposé à l’obligation du tiers payant. « Les conditions indispensables à la réalisation du tiers payant sont la simplicité de sa mise en œuvre et la garantie de paiement apportée au professionnel, explique-t-il. Ces conditions ne sont pas encore remplies, même pour les régimes obligatoires. » Dans ce contexte, le syndicat de médecins recommande à ses confrères de « boycotter le tiers payant avec les régimes complémentaires en raison de sa complexité (multiplicité des régimes, des contrats et des intervenants) et surtout en l'absence totale de garantie de paiement ».
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