Le gouvernement a récemment réaffirmé sa volonté de doubler le montant des franchises médicales, dans le cadre d’un plan d’économies de 5,5 milliards d’euros sur le secteur de la santé en 2026. Néanmoins, rien n’est encore gravé dans le marbre et le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a confirmé ce 31 juillet que « des discussions » étaient encore en cours.
Doublera ou doublera pas ? Le plafond des franchises médicales pourrait prochainement passer de 1 euro à 2 euros par boîte, comme l’a encore rappelé la ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, dans une interview accordée au journal « Le Monde ». Invité ce 31 juillet sur « franceinfo », Yannick Neuder a de nouveau été interrogé sur ce sujet brûlant. Un projet qui suscite notamment une vive opposition des pharmaciens, ces derniers étant particulièrement remontés contre la perspective de devoir effectuer la « collecte » directement au comptoir, comme il l’est envisagé.
Le ministre a premièrement défendu les raisons qui incitent le gouvernement à envisager cette hausse des franchises médicales. « Quand vous sortez de la pharmacie, vous ne savez absolument pas combien ont coûté les médicaments que vous avez pris et je pense qu'il faut faire une différence, la santé n'a pas de prix mais elle a quand même un coût », estime-t-il en effet. En revanche, il s’est montré beaucoup moins catégorique sur le montant précis de ces nouveaux plafonds. Cette augmentation doit être « soutenable pour tout le monde », a-t-il concédé. Une certitude semble se dégager, il sera impossible de « dépasser 100 euros par an de non-remboursement », ou 8 euros par mois, affirme Yannick Neuder. Entre le montant actuel et cette limite, le débat reste ouvert. « Ça peut être deux euros » pour une boîte de médicaments, le montant « n'est pas fixé, ça fait partie des discussions », a-t-il déclaré. Signe que le gouvernement est donc peut-être prêt à lâcher du lest sur cette mesure…
Ce jeudi matin, Yannick Neuder a par ailleurs remis en question une autre annonce faite par Catherine Vautrin : la vaccination obligatoire contre la grippe des résidents en EHPAD. « Le taux de vaccination des patients en EHPAD est déjà important, il est autour de 85 %, donc je ne suis pas sûr qu'il y aura forcément un énorme gain », analyse-t-il. Le ministre a en revanche appelé « l'ensemble des professionnels de santé de France, qu'ils soient dans un hôpital public, privé, dans un établissement médico-social, à donner l'exemple et à se vacciner », ceci, alors que certaines pathologies, comme la rougeole, sont en recrudescence et que la couverture vaccinale contre la grippe du personnel soignant à l’hôpital est aujourd’hui très faible (autour des 20 %).
A la Une
Xurta : le retour des amphétamines à l’officine
Entretien senior
Prévenir la perte d’autonomie : un programme à proposer à vos patients
Baisse du plafond sur les remises génériques
Comment la mobilisation des pharmaciens a percé dans la presse grand public
Maillage territorial
Un sursis pour la pharmacie de Rivehaute