Jacques Chirac condamné

Justice : un train de retard

Publié le 19/12/2011
La justice est passée, nous dit-on à propos de la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis. Certes, son immunité présidentielle empêchait toute poursuite entre 1995 et 2007. Elle a quand même mis plus de quatre ans pour prononcer un jugement.

L’ÉGALITÉ DE TOUS les citoyens devant la loi ? L’affaire des emplois fictifs n’a été qu’une partie des affaires qui ont conduit les procureurs à avoir des soupçons sur sa gestion de la Mairie de Paris. Un accord UMP-Chirac-Delanoë (actuel maire de la capitale) a empêché un procès civil. Le parquet avait réclamé à cor et à cri la relaxe de l’ancien président. Dans la décision du tribunal correctionnel, quelle est la part de sérénité judiciaire et quelle est celle de la démonstration de l’indépendance de la justice ? De quoi, en définitive, M. Chirac est-il coupable ?

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