Avec l’aide d’Internet, les patients se font facilement une idée, avant la consultation, de l’affection dont ils sont atteints. Mais une idée rarement juste, selon une étude menée auprès de 300 soignants.
Du 2 août au 12 septembre, la start-up lyonnaise 360 medics a mené une étude auprès de 300 soignants français (pharmaciens, médecins, infirmiers…) afin de savoir si leurs patients avaient déjà fait leur propre diagnostic avant de les consulter. Et dans l’affirmative, si cet autodiagnostic était juste.
Les résultats de l’enquête sont édifiants : 82 % des soignants déclarent recevoir souvent (entre 20 et 50 %), voire fréquemment (> 50%) des patients qui se sont autodiagnostiqués avant leur consultation. Cependant, selon 85 % des soignants, ces autodiagnostics se révèlent bien souvent inexacts. En effet, 46,5 % d’entre eux indiquent qu’ils sont peu souvent valides, et 38,6 % estiment qu’ils le sont rarement.
Alors que les patients ont accès à une multitude d’informations via le Web, cette étude souligne l’importance de l’expertise des soignants. « Le savoir-faire de ces derniers demeure indispensable, voire incontournable a fortiori, vu le nombre de sites qui induisent les patients en erreur », analyse Grégoire Pigné, cofondateur de 360 medics.
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