Des bouteilles remplies d’aiguilles retrouvées dans les ordures ménagères à l’instauration d’un réseau organisé s’appuyant sur les pharmacies, en passant par les initiatives des collectivités locales, des groupements de pharmaciens et autres laboratoires sans oublier les prestataires privés, la gestion des DASRI des patients a singulièrement évolué ces dernières années. Mais la France fait figure d’exception, remarque Laurence Bouret, déléguée générale de DASTRI puisque c’est « le seul pays à avoir mis en place ce service », à l’exception du Canada pour trois de ses provinces et des États-Unis pour la seule Californie « depuis beaucoup plus récemment ». Un constat que fait également Luc Besançon, délégué général de NèreS (ex-AFIPA) et ancien directeur général de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP). « La France est plutôt précurseur sur le sujet des DASRI. La plupart du temps, les circuits ne passent pas par les pharmacies et sont organisés au niveau local par les municipalités, les comtés, etc. Il y a très peu d’expériences similaires à l’étranger. »
Plus de 19 000 points de collectes
Officiellement lancée en 2014, la filière de collecte et de traitement des DASRI patients a commencé avec 12 000 points de collecte dont 11 000 pharmacies. En 2022, alors que la participation des officines est devenue une obligation légale, DASTRI compte plus de 19 000 points de collecte, en grande majorité des officines. Les boîtes à aiguilles, mises à disposition gratuitement auprès des patients, sont exclusivement distribuées par les officines et les PUI aux patients en autotraitement et aux utilisateurs d’autotests de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles. Dernière évolution de la collecte, DASTRI peut désormais prendre en charge les équipements électriques et électroniques associés à des dispositifs médicaux perforants appelés les DASRIe.
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