Un premier thème, véritable leitmotiv, peut être retenu : Alain Finkielkraut n’a pas changé, c’est la gauche qui s’est transformée quand l’antiracisme a pris le relais de l’antifascisme. Le philosophe voit une grande cohérence dans ses œuvres, du « Nouveau Désordre amoureux » (1977) écrit avec Pascal Bruckner, où on le découvre étonnamment léger, à « En terrain miné » (2017), sa correspondance avec Élisabeth de Fontenay. Et dans ses interviews.
Alain Finkielkraut
Un homme de répliques*
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Publié le 30/09/2019
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Même s’il feint de s’en étonner, Alain Finkielkraut ne laisse guère indifférent. Il est difficile de ne pas voir à quel point il est attaché à son image de vieux réac grognon, et son isolement semble habilement fabriqué. Mais au moins, voici que les choses sont claires : dans « À la première personne », il parle de lui et revient sur son parcours intellectuel. À 70 ans, le moment est venu de faire le point, dit-il.
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